Cobalt Warfare


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Personnages principaux épisode 3
(à partir de Juillet 2017)
[personnages principaux : page 3/3] ► XyroPrimeOne
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Sur les traces d'un passé fragmenté

Vortex 4.0 a été localisée sur le continent américain et est poursuivie sans relâche par l'UPUHA et la fédération de l'UltimatePurety.
Afin de passer inaperçue,elle se faufile dans la foule américaine. Vortex ayant été victime d'une perte de mémoire mène son enquête
furtivement pour comprendre la raison de son appartenance à la fédération.
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Personnages principaux épisode 1
(à partir de Mars 2017)
[personnages principaux : page 1/3] ► Alexander Ganador
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Personnages principaux épisode 2
(à partir de Mai 2017)
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 I am the captain of my soul KRISTOPHER (100 %)

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AuteurMessage
Kristopher Moreau

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Neutre
sans preference
bisexuel

MessageSujet: I am the captain of my soul KRISTOPHER (100 %)   Mar 28 Mar - 4:55

Human or machine ?
« Visage de marbre, cœur d'humain, âme ressoudée, esprit mutilé »

Base de données

Nom de famille : Moreau
Prénom : Kristopher
Surnom : La Mort Blanche
Âge : 31
Âge lors de la modification : 21
Sexe : Homme
Sexualité : Bisexuelle
Faction souhaitée : Neutre
Fonction/métier/rôle souhaité : Mercenaire a temps plein
Derrière l'écran

Pseudo : Aucun
Sexe : Fromage !
Âge : Majeur '^'

Votre présence : (Votre fréquence de connexion et/ou disponibilité) 6/10 pour l'instant !
Source de votre avatar : Kaneki Ken, Tokyo Ghoul

Comment avez-vous connu le forum ? En cherchant dans les méandres d'Internet !
Votre physique

Humain ou machine ? On ne saurait vraiment le dire, mais une chose est sur, il n'inspire guère confiance, et c'est bien justifié. Le jeune homme ici présent est dotée d'une chevelure pour le moins étrange, de couleur blanche. N'en prenant pas soin avec un peigne comme il se le devrait, ils sont donc constamment en bataille, ce qui lui donne un air de porc-épic. Malgré cela, ils sont plutôt doux au toucher, comme soyeux, coupés court pour ne pas gêner Kristopher durant sa vie de tous les jours, et qui plus est, c'est plus pratique ainsi que de les vouloir long pour avoir un certain style. Son visage est plutôt agréable au regard, possédant des traits fins et des yeux d'un gris clair et sans vie, pénétrants et froids, bordée parfois de cernes en raisons de nuits d'insomnies et de nuits blanches amassés, gardant cependant une certaine vivacité au fond d'eux. Son visage est inexpressif la plupart du temps, mais arrive évidemment a sourire. C'est simplement difficile de le faire.  

Portant habituellement des habits plutôt confortables, Kristopher est quelqu'un pour qui le style vestimentaire n'a pas beaucoup d'importance, en autant qu'il peut se déplacer librement et en toute discrétion. Ainsi donc, durant son temps libre, il s'habille d'un blouson de cuir gris épais et usé, portant en dessous un épais chandail blanc qui cache en dessous un T-shirt. Il porte aussi des jeans délavés le plus souvent, de couleur bleu foncé ou gris comme son blouson de cuir, avec des bottes brun foncés dans lequel peut se trouver un couteau en cas d'urgence.

Sa peau est d'une pâleur maladive et recouverte par endroits de cicatrice, notamment au niveau du dos et du torse. Au niveau de son épaule gauche, un tatouage représentant un dragon à l'encre noir s'y trouve, animal mythique préférée de sa petite amie, Emilia Bonheart. Possédant une musculature athlétique, il est aussi dotée d'une fine silhouette et mesure prés d'un mètre soixante-quinze, taille moyenne pour un homme.  

Lorsqu'il est temps pour un contrat, il s'équipe d'un ensemble de combats léger en noir, portant en dessous une armure intermédiaire assez légère pour lui permettre de bouger, mais assez solide pour encaisser des balles de pistolet a courte portée et de fusil d'assaut a distance moyenne, cependant impuissante face aux snipers et aux fusils a longue distance. Il est aussi doté de son œil cybernétique gauche, qui lui change la couleur de son œil, le blanc devenant noir et l'iris rouge. Il porte d'ailleurs un drôle de casque customisé, qui s'enveloppe partiellement autour du visage, ne laissant que l'œil gauche de libre, le casque représentant une sorte de sourire avec un cache-œil recouvrant l'œil droite.  

Sous ses manches se trouvent des lames cachées, des amplifications, cadeau d'Emilia.


Votre mental

Le mercenaire est un homme dont l'expérience de la vie et du monde l'avait profondément changé au cours des années. Dotée d'une expérience assez enrichie de la vie criminelle, il possède aussi encore des souvenirs de son ancienne vie qu'il avait peu à peu oublié au fil du temps, peu enclin a s'en souvenir, surtout au douloureux souvenir de la mort de son père, dont il en souffre encore, n'ayant aucun souvenir de sa mère vu qu'elle était morte en lui donnant naissance en raisons de nombreuses complications médicales.  

Anciennement, il avait toujours été quelqu'un de souriant et de plutôt optimiste, lui, qui est né dans une cage dorée, dans le confort et la protection, ce qui avait aveuglé en quelque sorte sa vision du monde réel. Mais quand son père mourut, sa vision du monde avait changé, découvrant les réalités de celui-ci et l'intensité de sa cruauté. Il tomba en dépression et durant une certaine période sombre de sa vie, fut kidnapper pour être vendu au marché noir en tant que sujet d'expérimentation médicale d'un scientifique tordu. Depuis, il a profondément changé.

Silencieux et peu loquace, il ne va pas cependant hésiter de dire ce qu'il pense sans pour autant paraitre grossier et vulgaire, parlant avec politesse tant que l'interlocuteur en fait de même, et sinon, gare aux mots acides qu'il peut jeter, qui peut blesser et provoquer. D'ailleurs, il ne regrette presque jamais ce qu'il dit. Ce qui peut en faire un sacré connard. Et il use souvent de sarcasmes pour se moquer de plus d'une personne quand celle-ci dit quelque chose de bien stupide ou quand on le provoque trop.

Solide d'esprit, il possède évidemment sa propre intelligence développée au fil des années, mais aussi sa propre philosophie et sa propre vision du monde. Réaliste, il sait se montrer optimiste aussi bien que pessimiste dépendamment du contexte d'une situation, ou tout du moins de douter de certaines choses, notamment le bien-fondé d'un acte ou quelque chose dans le genre.

Son expérience de travail lui a donné de bonnes capacités d'analyses et de déduction bien qu'il puisse aussi se tromper le plus souvent quand il s'agit d'assassiner une cible et possède aussi une bonne raison de contact dans le milieu criminel, étant un mercenaire louant ses services a qui le veux, et reconnu d'ailleurs pour ses meurtres plutôt brutaux. N'y prenant que rarement plaisir, il lui arrive de tuer brutalement et de manière sadique, tout simplement parce qu'il y est doué.  

Très protecteur envers sa petite amie et ses proches, il peut rapidement perdre patience et agir de manière impulsive, même quand ils ne sont pas en danger, voulant les aider a tout prix, ne voulant aucunement perdre ses rares amis, et encore moins sa petite amie, ce qui peut faire de lui quelqu'un d'agaçant pour ses proches. Et c'est d'ailleurs ce qui peut causer des problèmes aussi, que de vouloir aider impulsivement ses proches, même dans des affaires douteuses. Il éprouve un amour sans pareille envers sa petite amie et se montre extrêmement fidèle envers celle-ci, éprouvant donc de la jalousie quand celle-ci se fait draguer par un autre homme et peut se montrer possessif.  

Kristopher est d'ailleurs quelqu'un d'assez maladroit quand il s'agit de mentir, possédant un tic. Chaque fois qu'il profane un mensonge, il se grattera automatiquement la paume de la main, ce qui le rend suspicieux. Et il adore les sucreries, n'en refusant presque jamais.  

Quand il s'agit de faire disparaitre des traces de son existence, il oublie parfois certains objets, après avoir commis un assassinat, ce qui fait qu'il est souvent traqué par les forces de l'ordre.  

Chose bizarre, chaque caresse sur ses cheveux le fera rougir instantanément, zone sensible de son corps.
 
Son appartement qu'il partage avec sa copine est extrêmement propre, détestant énormément la saleté, ce qui peut l'irriter grandement, et même le rendre colérique.

Il éprouve depuis un mauvais épisode de la part d'Hannibal une peur panique des aiguilles, donc pour ceux qui tenteront de s'approcher de lui avec une aiguille en main, bonne chance pour le calmer par la suite.  


Votre histoire

-Il est l'heure, Maitre Moreau, disait un domestique après un moment en ouvrant la porte de la chambre d'un adolescent d'une quinzaine d'années, aux cheveux noirs et aux yeux gris teintés de tristesse.

Assis sur le lit, le regard rivé sur les plaques militaires salis par du sang séchés dans ses mains, il ne démontra aucun signe qu'il avait écouté. Mais le domestique l'ayant connu depuis son enfance se retira en silence, sachant qu'il allait venir bientôt pour l'enterrement. Kristopher ravala un sanglot et prit une mine inexpressive, se levant pour quitter sa chambre. Parcourant les couloirs du manoir où ils habitaient, le jeune garçon évitait de regarder les divers portraits de ses parents. Au fond de sa poitrine, son cœur souffrait et était meurtri. Sortant enfin du manoir, il se dirigea vers la large cour arrière, bordée d'arbres aux épais feuillages orangés en cette triste journée grise d'automne.

Un peu plus loin était rassemblée une trentaine de personnes venue pour les funérailles, incluant des militaires en uniformes. Tous l'attendaient patiemment, lui jetant des regards attristés teintés de compassion. Mais il tint un visage de marbre, digne, solennel. À son arrivée, les condoléances pleuvaient et des paroles réconfortantes. S'asseyant sur une rangée de chaises en avant, le reste suivirent, le domestique était assis aux côtés du jeune homme, une main sur son dos. Devant lui, deux pierres tombales. Une pour sa mère, morte dans l'hôpital après lui avoir donné naissance suite a des complications dues à un accident de la route. L'autre était pour son père, qui était dans un cercueil en bois, bientôt enterré.  

Serrant les dents et les poings, il écouta les louanges d'un lieutenant qui avait servi son père, vantant son courage, sa loyauté et son amour pour son fils et sa famille, ainsi que sa détermination et ses qualités de stratège. L'air était froid et l'odeur des arbres flottaient dans l'air. Le froid ne le gênait pas. C'était le fait de savoir qu'il allait être solitaire désormais qui le dérangeait, qui le rongeait intérieurement. Cinq bonnes minutes passaient, durant lesquels une a une des personnes se présentaient devant un estrade pour parler du père de Kristopher en bien.
 
Que savaient-ils de lui ? Que savaient-ils de son père ? Rien ! Il avait grandi et malgré son horaire chargé, avait toujours fait pour que son enfant se sente à l'aise. L'héritage financier de sa mère, qui était énorme, apportait certes un grand soulagement et ils auraient pu vivre dans le manoir tranquillement pour le reste de leur jour, mais le père était un militaire dans l'âme, mais aussi un père. Et il lui en voulait d'être parti pour combattre. Il le haïssait... Mais l'aimait profondément en même temps. Du reproche, voilà ce qu'il sentait, du reproche que c'est lui qui soit mort et non son escouade qu'il avait sauvée en retenant des adversaires, le temps de les voir évacuer avant d'être abattus d'une balle dans le cœur, le corps récupéré plus tard dans la nuit pour être rapatrié.

Il se souvenait d'une femme de son équipe qui était venue lui présenter ses condoléances et de lui offrir le drapeau du pays nord-américain, du Canada. C'était tout ce qu'on lui offrait... Un morceau de tissu inutile et abject.  

Et c'était tout ce qu'il aurait comme dernière image de lui : un cercueil, un tombeau qui serait enterré six pieds sous terre aux côtés de la mère de l'adolescent, pour lui donner encore plus envie de mourir, plus de souffrance.
 
Quand la dernière personne, une vieille femme, quitta l'estrade pour venir se rasseoir, deux soldats avec des cornemuses vinrent pour jouer de leur funèbre musique, d'origine celtique ou gaélique. Il l'ignorait, pour être honnête, mais la race ou la langue importait peu, quand il était temps d'enterrer un proche.
 
Un soldat en uniforme au visage possédant de multiples cicatrices vint, regardant avec regret l'adolescent dont le regard était toujours rivé sur la tombe de son paternel. Il hurla :

-PRÉSENTEZ, ARMES !

Une rangée de soldats équipé de fusil pointèrent leurs armes vers le ciel. La pluie tombait.

-FEU !

Une salve. Puis deux. Puis trois. Cela continua jusqu’à dix tandis que la funèbre musique continuait de jouer. Et les soldats rangèrent leurs fusils à l'épaule avec des bandoulières de cuirs pour ensuite se diriger vers le manoir, les autres en faisant de même après un regard hésitant envers le garçon. Le domestique qui était resté assis avec l'adolescent lui tapota le dos gentiment :

-Il faut se lever et rentrer, Maitre Moreau. Vous allez attraper froid.

Kristopher resta silencieux quelques instants, une fine nappe de brume commençant a apparaitre au sol.

-Qu'est-ce que le froid quand je sais que plus jamais, je ne les reverrais ?
 
Le domestique resta silencieux. Une minute, qui avait sembler une heure pour Kristopher, passa avant qu'il ne puisse se lever et de suivre son domestique en silence.

Trois ans plus tard...

Le goût du sang était encore présent dans sa bouche quand le domestique quitta le bureau du proviseur de l'école privée. Sans un mot, il s'éloigna et Kristopher le suivit en se levant de sa chaise, subissant au passage le regard de certains employés. Quittant l'immense bâtiment, il entra ensuite dans sa voiture personnelle que le domestique conduisait, s'asseyant au siège passager. Démarrant la voiture en silence, il quitta l'enceinte de l'université. Conduisant a travers nombres de routes et d'autoroutes, aucun des deux n'ouvrit la bouche pendant une bonne trentaine de minute. Ce fut le domestique qui commença néanmoins :

-Maitre Moreau... Je peux comprendre que vous soyez l'étoile montante de votre université et que vous soyez un jeune prodige, un excellent élève aux notes excellentes, mais... Ne laissez pas votre arrogance prendre le dessus.
Rien de la part du jeune homme.

-Maitre Moreau, je vous en prie, parlez--

-Ils ont insultés mon père.  

Un silence lourd s'installa.

-Et vous avez juger nécessaire de répliquer en leur cassant leurs dents et leurs doigts ?

-Et ils ont jugés nécessaire d'insulter un membre mort de ma famille parce que j'avais fait mieux au précédent examen ?

Un autre silence. Puis un soupir de la part du vieillard.

-Jeune maître... Ne laissez pas vos émotions vous emportez... Ce n'est pas ce qu'il aurait vo--

-QUI SONT-ILS POUR CRIER QUE MON PÉRE ÉTAIT UN SALAUD QUI AURAIT DÛ CREVER ? QUI N'AURAIT JAMAIS DU AVOIR POUR FILS QUELQU'UN COMME MOI ? QUI SONT-ILS, HEIN--

-Kristopher, dit le vieillard d'un ton ferme et sec, ce qui fit taire l'adolescent un moment, surpris. D'une voix tremblante cette fois-ci, il dit. Il nous manque à tous les deux. Votre douleur est pareille à la mienne. Je l'ai connu pendant des années et a votre naissance, il m'a fait promettre qu'en cas de problème, je veillerais sur vous. Ne gâchez pas votre avenir en laissant vos émotions exploser de la sorte. Les employés de l'école comprennent votre réaction... Mais il y a des limites.
 
L'adolescent resta silencieux, refoulant des larmes brûlantes et douloureuses. Une si belle journée, gâchée par quelques mots... Lui qui s'était enfin réveillé de bonne humeur, chose qui n'était pas arrivée depuis deux bonnes semaines déjà. Le reste de la route se poursuivit dans ce même lourd silence et Kristopher descendit de la voiture quand ils s'arrêtèrent devant le manoir, entretenu par plusieurs gouvernantes et jardiniers, sous la direction du domestique. Le vieillard le suivit docilement, le rattrapant après quelques secondes. Ouvrant les portes, Kristopher entra rapidement dans le manoir et sans un mot, monta des escaliers pour se diriger vers sa chambre.
 
Elle était bien sobre. Des murs en papier peint bleu pour le calmer, un bureau en chêne dans un coin avec une lampe pour écrire et un ordinateur dans un autre bout de sa chambre. Le lit était grand et confortable, aux draps verts, avec deux gros coussins. Et la chambre disposait aussi d'un écran de verre accroché au mur, qui était une télé assez onéreuse, avec une console de jeux. Se jetant sur le lit, Kristopher poussa un las soupir pour ensuite fermer ses yeux, essayant d'endormir son esprit fatigué par les émotions intenses qu'il avait ressenti aujourd'hui.

L'adolescent finit par s'endormir et se réveilla au plus tard le soir, vers les environs de vingt-trois heures. Le manoir était endormi et calme, et il n'avait rien mangé depuis son sommeil. Se décidant donc d'aller dans la cuisine, il se leva, descendit des escaliers et rentra dans la cuisine après un moment, ouvrant l'énorme frigidaire pour en sortir des plats a réchauffer. De simples nouilles. Il en mangea et alors qu'il allait jeter le cup, il reçut un appel sur son téléphone. Il regarda le nom de l'interlocuteur et répondit.  

-Salut, Toto !
 
Kristopher eut un fin sourire en entendant la voix apaisante et enjouée de son ami.

-Salut, Clyde. Tu te sens en forme, ce soir.

-Ouais, je pète le feu ! Écoute, je sais qu'aujourd'hui, t'as du ressentir de la belle merde en te battant avec ce connard... Mais viens boire un coup. Je sais que ta l'alcool en horreur mais ca fait des miracles, je te rassure ! Allez viens. Je suis au party pas loin de ton quartier et cet arrogant de fils de pute a qui tu lui as cassé les dents n'y sera pas présent.
 
Kristopher réfléchit un long moment avant de dire oui et de raccrocher.
 
Plus tard, Kristopher se retrouva devant une demeure un peu plus petite, mais néanmoins belle comparée à la sienne. Plusieurs fenêtres étaient allumées, les portes de devant ouvertes et gardées par deux gros balourds de l'équipe de football de l'université. Kristopher y entra sans problème. Ils le connaissaient pour l'avoir aidé de nombreuses fois dans le passé pour leurs devoirs. La musique battait son plein et chaque salle était peuplée. Son ami vint le voir et lui tapota l'épaule avec un sourire, lui proposant un verre. Kristopher accepta.

Un verre. Puis deux. Puis trois. Et s'ensuivit ainsi de longues rasades d'alcool au fil de la soirée. Il eut la mémoire brouillée, mais se rappelait de rares choses, notamment d'une virée en voiture ailleurs dans la ville... Puis ce fut le noir total.

-Et maintenant, voici notre deuxième lot ! Hurla une voix amplifiée par un micro.

On enleva le sac de toile noir de la tête de Kristopher, qui eut la vision embrouillée un long moment et l'esprit en compote.
 
-Allez, allez, qui veut miser ?! Cinq cent mille crédits ici, ooooh, six cent mille par là !
 
L'adrénaline surgit soudainement en voyant plus clairement a présent ce qui était devant lui. Kristopher n'était habillé que de son chandail et de son pantalon a présent. Il se trouvait dans une sorte d'auditorium et devant lui, des dizaines de personnages richement habillés portaient des masques, levant des pancartes avec des chiffres dessus. Il ne mit pas vite à comprendre... Qu'il était mis aux enchères.
 
-Pour un million, notre bon monsieur, là-bas, remporte le prix numéro soixante-treize ! Adjugé !
 
Kristopher fut conduit dans une autre salle ensuite en le forçant a marcher. De toute façon, il était bien trop faible pour faire quelque chose... Avait-il été drogué ? Où était passé Clyde ? Aucune réponse pour ces questions, mais après un moment d'attente dans une salle blanche, un homme aux cheveux blancs et au visage ridé, avec un sourire mauvais, vint à la rencontre du jeune homme, portant un costume bien élégant.

-Bonjour, Moreau. J'ai beaucoup entendu parler de toi.  

Huit ans plus tard...

Quand on grandit, on regrette beaucoup de choses, une fois à l’âge adulte. On regrette l’époque de l’innocence d’enfant, de l’absence du sentiment d’anxiété financier, de la négligence envers ce que l’on possédait, ce que l’on croyait ne pas chérir, des choses qu’on aurait pu faire, expérimenter avec des amis, la famille ou un être aimée. On regrette tant de choses… Et Kristopher ne faisait pas exception. Il regrettait les paroles dures qu’il avait échangées avec son domestique, il regrettait du manque de respect qu’il avait témoigné envers des gouvernantes et des femmes de chambre, il regrettait le doux confort de son lit, de la chaleur du foyer, des médicaments de mauvais goût, mais efficace. Il regrettait même d’avoir causé du tort au jeune homme qui avait insulté son père. Il aurait tant donné en ce moment pour parler à ne serait-ce qu’une personne de son passé qu’il a déjà presque oublié entièrement. Il avait changé, avait été dénaturée pour devenir quelque chose de mauvais. De monstrueux.
 
Roulé en boule sur le sol blanc de sa cellule blanche, au lit blanc et aux draps blancs, avec ses vêtements blancs teintés de sang et de sueur par endroits, il tremblait comme une feuille. Il n’émanait d’ici aucune chaleur. Tout était blanc, hormis la fenêtre teintée d’où on pouvait l’observer. Il ne pouvait pas bouger. Il ne voulait pas bouger. Il voulait rester ainsi pour l’éternité. Sans rien faire. Pour se laisser mourir. Aucun bruit, hormis sa respiration lente et régulée. De la sueur perlait sur son front. Il observait son reflet sur ce sol blanc. Des yeux gris, un qui s’activait en rouge et noir par moment… Et des cheveux blancs. Un air de marbre au visage.
 
La première semaine de son arrivée, rien ne lui était arrivé. Ni la deuxième semaine, hormis des visites de l’homme méchant qui venait lui parler, lui faire part de confessions qu’il avait depuis longtemps oubliées, faute d’y accorder de l’importance. Tout ce qui était important a présent était de savoir quand lui ou ses hommes allaient venir. C’était à la troisième semaine que les choses avaient commencé à être étranges. Des prises de sang, des examens sur son activité cérébrale, de son système corporel, de ses habitudes de vies, de sa forme physique et de sa santé. Et à la quatrième semaine était venu les expériences.

Douleurs atroces, foudroyantes. Liquides étranges dans son corps qui était dans le but de le préparer, mais à quoi ? Jusqu’à maintenant, il ne l’avait jamais su pourquoi. Peu à peu, il avait changé, mentalement comme physiquement. Ses cheveux avaient blanchi peu à peu suite à des expériences sur lui et son corps s’étaient commencé à se couvrir de cicatrices suite à des chirurgies douteuses dont il n’avait jamais su la nature exacte. Tout ce qu’il savait, c’était que chaque fois, il changeait. Cela avait duré deux ans, pour des expérimentations. La troisième année venait les essaies. Sur des cobayes humains.

Il n’était pas le seul. Il y en avait d’autres comme lui. Femmes et hommes de tout âges, vieillard comme jeunes adultes, parfois même adolescent. Il devait souvent faire des choses, comme esquiver des petits sacs de sables qu’on lançait sur lui sous un temps limite très courts ou courir pendant un certain temps sans s’arrêter. Des tests physiques. Puis vint les véritables expériences. Celles qui étaient désagréables à souhait. On le menait dans des sortes d’arènes miniatures où on lui donnait parfois des armes, parfois non, pour qu’il combatte à mort. Un vrai enfer. Les premières fois, la mort l’avait frôlé de près, mais chaque fois, lui et un petit groupe de personnes survivaient l’épreuve.

Au début, il vomissait, pleurait, se lamentait des morts, de l’horreur de ses actes. Mais plus le temps passait, plus il s’y habituait, pleurait de moins en moins, sans pour autant trouver ça plaisant ou agréable. Il était devenu peu à peu une sorte de machine sans émotion en apparence, même si au fond, il y avait encore une part d’humanité en lui. D’autres expériences du genre suivirent, notamment des expériences douloureuses où on lui sectionnait un bras avec une épée à énergie pour qu’il se guérisse lentement des blessures ou parfois ou on lui entaillait des artères pour ensuite se guérir in-extremis. Au fil du temps, les cobayes se faisaient moindre, et au fil du temps, l’humeur du méchant homme se faisait plus sombre, plus irascible.
 
Kristopher se leva ensuite lentement avant de se placer sur son lit. Aucun confort. Le matelas était changé chaque semaine, mais aucun confort, niet. Par moment, à travers la porte blindée dotée d’une fente semblable à une boite aux lettres sur les portes pour laisser passer la nourriture sur un plateau, il pouvait entendre la conversation d’hommes ou de femmes. Cinq minutes passèrent et enfin, un duo passa devant sa porte, et selon leur voix, Kristopher devina que c’était des femmes qui parlaient cette fois-ci.

-Alors, le vieux, Hannibal s’est encore fâché aujourd’hui ?

-Oui. Il vient d’atteindre un tout nouveau cran de paranoïa. La dernière fois que je l’ai vu aussi agité, c’était il y a sept ans, tu t’en souviens ?

-Oui, il y avait eu une évasion. Une gamine, je crois, non ? Tout juste dix-sept ans. Elle s’était enfuie par les ventilations et depuis, aucune trace d’elle. On en avait eu, des nuits blanches à surveiller, après ça.
 
Un ricanement sec et froid.

-Ouais, et heureusement, aucune autre tentative d’évasion. Son budget pour la sécurité avait doublé, et même nos chiottes ont des caméras de surveillance depuis. Il doit aussi s’inquiéter pour les coûts… Toujours à essayer de trouver de nouvelles pièces pour ses cobayes, qui deviennent plus chères et plus risquée à voler. Ça pourrait se retourner contre lui.

-J’en doute, le vieux possède des usines qui fabriquent des vaisseaux et qui fournit des matières première pour les méchas aux militaires. Ça doit être autre chose qui le tracasse. Peut-être qu’il est sous surveillance ou bien traqué ? On ne l’aime pas tellement, dans ce milieu-là.

-Brr, tu parles. En même temps, il n’a rien de charmant… On dirait un vieux crapaud. Ça te dit du burger ce soir ? Maman en fait plein pour moi.

Un petit rire amusé émana de la porte.

-Tu habites encore chez maman ?
 
-Hey, je te signale que mon appart à brûler y’a un mois ! Et aucun autre appart est disponible dans les environs où j’habitais avant.

-Ouais, ouais… Mais oui, c’est tentant. Elle a toujours été gentille envers moi et toi.  

Les voix devenaient peu à peu éloigner et enfin, quand il n’entendit plus rien, Kristopher put pousser un soupir de soulagement. On ne venait pas le chercher pour l’instant. C’est bien, très bien. Il se souvenait encore des hurlements du vieil homme quand il ne réussissait pas correctement un exercice, des coups qu’il recevait avec une barre de fer. Il avait dû avoir un œil remplacé suite a un accès de colère de sa part, ce qui avait résulter à une aiguille d’une seringue enfoncé dans son orbite. Il se souvenait encore de la sensation froide et perçante de cette chose. Il frissonna. Kristopher ferma les yeux. De douces images apparurent dans son esprit… Maman… Papa… Des visages floues, mais bienveillant, rassurant… Clyde… Son sourire confiant…
 
-Eh, réveille-toi ! Tonna une voix brutalement.

Kristopher se réveilla soudainement et avant qu’il ne put esquisser un mouvement, on le prit violemment par les épaules pour le mettre sur pied et le gifler. Il ne répliqua pas. Devant lui, deux hommes aux bras larges.

-Tu connais la routine. Pas de connerie et suis-nous.

Il obtempéra en silence et suivit les deux hommes en silence, résignés. Quoi donc au programme aujourd’hui ? D’autres meurtres ? D’autre souffrance ? Traversant un corridor en marbre d’un blanc neige, les gardes se stoppèrent ensuite devant une porte glissante automatique qu’il ne connaissait que trop bien. À l’intérieur, des instruments électroniques, des caisses de métaux, une table d’opération, des hommes en tenues de médecines. Et l’homme vieux méchant, avec un sourire doucereux et mauvais. Les gardes restèrent cette fois derrière Kristopher tandis qu’il s’avançait vers le vieillard. Une fois proche, celui-ci posa une main sur une épaule.
 
-Ah, sujet numéro 42… Moreau, n’est-ce pas ? Oui, oui, Moreau… Ce nom ne doit presque rien te dire en ce moment, non ? Bien, bien, bien.
 
Il se lécha les lèvres et avait une lueur d’impatience et de nervosité dans les yeux.

-Écoute… Aujourd’hui, tu recevras de nouveaux jouets. Et je compte sur toi pour ne pas me laisser tomber. Sinon, tu sais ce qui arrivera, n’est-ce pas ?
 
Kristopher frissonna doucement et déglutit avant d’acquiescer silencieusement.

-Bien, bien… Que l’opération commence donc.

Tapotant sur son épaule d’un geste paternel froid, il quitta la salle, accompagné des gardes cette fois-ci. Par automatisme, Kristopher se dirigea vers la table et s’y allongea après s’être déshabillé devant tout le monde pour enfiler la modeste tenue sanitaire du patient. On l’anesthésia ensuite et ce fut le noir, en ayant pour dernière image un chirurgien qui se penchait vers lui…

*

Dix devant lui. Tout armés d’épaisses matraques et équipés d’épaisses vestes. Dix pour mettre à terre. Tout bien entraînés et en forme. Lui, rien, hormis sa tenue habituelle, chemise, pantalon et chaussure blanche. Temps limite : 30 secondes. Temps estimé pour mettre à terre ses adversaires : 20 secondes. 15 avec de la chance. Les bras ballants, il attendit patiemment le signal de départ. Tous étaient en position de combat, prêt à en découdre. Lui ? Il attendait, l’air de rien, comme s’il avait attendu à un arrêt de bus.
 
Un son aigue et bruyant agressa ses oreilles. Le signal. Tous foncèrent sur lui. Se penchant en arrière pour éviter un coup de matraque de métal, Kristopher attrape ensuite le bras de ce dernier avant de le passer par-dessus son épaule, l’écrasant douloureusement au sol d’un pied, une main tenant son poignet. Le cassant, il récupéra ensuite la matraque avec une rapidité surhumaine pour l’envoyer se fracasser contre le crâne d’un autre, ce qui eut pour effet de faire une fracture. Roulant en avant pour éviter les attaques combinées de deux personnes, il se remit debout et examina ce qui restait d’adversaire. Huit, plus prudent.
 
Sauf un qui s’avança prudemment et qui commença une rapide valse de coups-de-poing et de pied avec Kristopher, qui esquivait ses coups. Mais son attaquant ne put voir venir un coup de pied qui venait droit sur son ventre, le repoussant contre un corps inconscient avant de foncer vers les autres. Penchant sa tête de côté pour éviter un pied qui fonçait vers lui, il attrapa le pied et d’un coup de coude le cassa en deux avant d’envoyer valser l’homme qui hurlait de douleur contre deux autres personnes qui finirent écrasées sous celui-ci. Cinq restant, dont deux bientôt opérationnelles. Kristopher attrapa la matraque délaissa de sa dernière victime pour faire reculer quelques-uns d’entre eux qui voulaient tenter leur chance.
 
Profitant de son imprévisibilité, il lança son arme blanche soudainement vers l’un d’entre eux, qui atterrit contre sa gorge, lui coupant le souffle. Il envoya un coup de pied à son visage, le rendant inconscient, puis frappa les autres habilement après avoir esquivé leurs coups, assez forts pour les neutraliser sans les tuer. Ceux qui étaient écrasés sous le corps se relevèrent et passèrent de nouveau à l’attaque. Passant de nouveau à l’attaque, Kristopher reçut un coup de matraque au visage, ce qui lui fit cracher une dent ensanglantée, mais attrapa le bras de l’un qui tenait une arme blanche pour bloquer l’autre attaque avant de donner un puissant coup de pied pour l’envoyer valser. Il assomma celui qu’il tenait prisonnier avant de s’avancer vers le dernier adversaire qui se relevait pitoyablement, mais pas assez vite, rendu KO par un autre coup de pied.

Kristopher cessa de bouger, haletant, en sueur. La porte de la salle de combat s’ouvrit et le vieillard accompagner de deux gros bras entra, avec un grand sourire au visage

-Bravo ! Tu as été… Parfait ! Pour la peine, tu dormiras en paix ce soir, avec… Des vêtements propres et un nouveau lit ! Tu es définitivement quelqu’un d’exceptionnel. Dommage que tu aies perdu ton intelligence au fil du temps, mais ça sera un problème que l’on réglera, n’est-ce pas !?

Sur ces mots, il rit et Kristopher fut escorté de nouveau vers sa chambre, dont le lit avait été changer pour quelque chose de plus confortable et de nouveau vêtement. Il se changea et s’allongea. 17 secondes enfin de compte pour eux. Le sommeil l’emporta rapidement, soulagé.
 
Mais une sonnerie stridente, une alerte de sécurité, le réveilla, ainsi que des coups de feu et des cris de douleurs mêlés a des ordres... Que se passait-il ? Assis sur le lit, il observa la porte en silence. Faisait-il le ménage des cobayes ? Se débarrassaient-ils de ceux qui s'étaient montrés inutiles ? En faisait-il parti ? Pourtant, le vieillard s’était montré… Agréable. Avait-il de nouveau menti ?
 
Kristopher ne le savait pas. Mais il attendait donc son tour, si c'était le cas. Fermant les yeux, il attendit. Et attendit. Et attendit. Les coups de feu cessèrent, ainsi que les crics. La porte de sa cellule s'ouvrit soudainement et il ouvrit les yeux. Se tenant devant lui et très proche, une femme en armure noire avec une écharpe rouge vif autour du cou, tenant un fusil d'assaut avec un fusil a pompe accroché en dessous de son arme. La zone autour de ses yeux et du nez étaient libre du masque de métal qui recouvrait son visage. Elle tendit une main vers le garçon, et sans en savoir précisément la cause, il la prit en retour. Il se sentait étrange. Il se sentait...

-Hey, on en a un autre, là ! Hurla-t-elle a la porte et deux silhouettes apparurent, en armures elles aussi.
 
Libéré.  


Trois mois plus tard...

Une exclamation de surprise quitta la bouche de l'homme qui se réveilla d'un cauchemar. Pris de panique, il se mit en position assise et respira du mieux qu'il pouvait, ses yeux dilatés par la peur, regardant le plafond. Des images violentes, des sensations familières... Mais il se calma rapidement en sentant des bras s'envelopper autour de sa taille. Son palpitant ralentit peu à peu et son regard dériva vers une horloge holographique.

Deux heures et demi du matin. Et Kristopher soupira, dépité, pour ensuite plonger son regard gris vers des yeux comme le sien, mais d'un gris plus sombre, observant au passage ce beau visage aux traits fins, encadré par des cheveux noirs soyeux. Gêner, il détourna le regard pour observer plus en détail un pan de la couverture.
-Tu as encore fait un cauchemar ? Demanda la femme.

Kristopher fit oui d'un signe de tête. Elle soupira.

-Viens... Je vais te faire un thé.

Se levant du lit qu'elle partageait avec l'homme, Kristopher la suivit ensuite. Depuis son arrivé dans l'appartement, elle n'avait aucunement voulu qu'il dorme sur le canapé, disant et citant souvent : je ne suis pas tyrannique. Mais la horde de corvée qu'elle lui donnait le faisait souvent douter de ses paroles. Se dirigeant vers la cuisine, il s'assit à la table et une fois que le thé fut préparé presque instantanément, ils s'installèrent. Dans une fenêtre, l'on pouvait voir les milliers de bâtiments et de voitures volantes ainsi que de vaisseaux voler au loin. Il goûta au thé. Un soupir d'aise quitta sa bouche.

-Il est toujours aussi bon...

-Je le sais bien. C'est pour ca que je t'en fais souvent, tu es le seul à le trouver bon.

Kristopher resta silencieux face à cette tentative de plaisanterie. La femme eut un léger soupir.

-Je le voyais encore... Me transpercer l'œil de son aiguille et me faire faire des choses horribles...

Il serra un peu plus la tasse dans ses mains et but de nouveau. La boisson eut un effet calmant. Et il plongea de nouveau son regard dans les yeux de la femme qui prit une mine grave, plus sérieuse, plus triste.

-Pourquoi... M'avait-il capturé ? Que m'avait-il fait ? Pourquoi ? Je... Je veux des réponses, Emilia.

Emilia garda le silence un moment et sirota son thé en silence quelque fois avant de finalement parler.

-Comme de nombreuses autres personnes qui avaient été kidnappées, tu avais des talents. De ce que je sais, tu avais remporté quelques concours nationaux d'intelligence, non ? Enfin... Il te pensait être un candidat idéal pour un projet personnel mais important à ses yeux : la destruction du gouvernement en infiltrant des hommes et des femmes aux cerveaux lavés a l'intérieur pour le détruire. C'est con comme plan, mais c'est comme... Tu es un Humain Avancé, maintenant. Toutes ces expériences, ces changements physiques... Tout cela est dû aux implants en toi. Aux implants qui t'ont changé.

Fronçant des sourcils, elle expliqua :

-Au début, tu n'avais que des implants de mauvaises qualités, selon les notes que l'on avait trouvés, moi et mon chef, Ghost. Mais au fil du temps, tu avais de plus en plus de bons implants, mais ce n'était jamais assez aux yeux du vieux con. Enfin de compte, il avait décidé d'acheter au marché noir des implants militaires illégaux et volés. Tu es plus agile et tu réagis plus vite, tu peux guérir de n'importe quelle blessure, même grave, tant que ce n'est justement pas trop grave, on s'entend que d'un tir a la tête, peu de chance que tu vis, et tu es visiblement capable de te battre facilement.

Kristopher garda le silence un instant de nouveau et sirota de son thé encore fumant.

-Comment... Savais-tu où cet endroit se trouvait ? Comment sais-tu toutes ces choses ?

Il leva son regard vers Emilia qui regardait en silence l'intérieur de sa tasse de thé sans un mot avant de dire.

-Il y a un an, après ton arrivé, une fille s'était échappée du complexe sous-terrain en dessous du manoir en forêt, tu te souviens ?

Kristopher se remémora de la conversation des gardes et hocha lentement de la tête.

-J'étais cette fille, qui comme toi, possédait des implants avancés. Mais je m'étais échappée en utilisant des conduits d'aération qui me menèrent en dehors. Je me suis dirigé vers la grande route, mais un mercenaire m'avait récupéré et pendant les sept autres années, il m'avait nourri, logé, entraîner. Et quand je me jugeais prêt enfin a affronter ma peur, alors je suis venu, et je t'ai libéré. Les autres... Tu le sais bien qu'ils ont été brûlés. Tu es le seul resté assez humain pour que je puisse t'emmener ici. D'ailleurs, on t'a oublié avec le temps...

Emilia finit sa tasse de thé et le reposa avant de regarder Kristopher dans les yeux.

-Je ne pense pas que ce serait une bonne idée que tu retournes a la vie civilisée. Ça engrangerait trop de questions, trop de mauvaises surprises. Alors je te propose ceci : rejoins-nous et l'on te formera pour devenir mercenaire. C'est un meilleur boulot et qui plus est, le seul qui te sera vraiment utile. Et si tu veux... Tu auras un implant supplémentaire.

Kristopher n'hésita pas.

-Je ne suis plus vivant, désormais, Emilia. Je suis mort et disparu... Alors oui, je veux bien accepter ta proposition car qui me cherchera ? .

Sur ces mots, il reposa sa tasse vide.

Quatre ans plus tard...

Un flocon atterrit dans la main gantée d'une silhouette en manteau noire qui se tenait sur le toit d'un immeuble. Un vent balaya la chevelure blanche d'un homme au visage de marbre. Observant le flocon fondre lentement, une affiche holographique d'un panneau publicitaire montrait des nouvelles concernant la 'Mort Blanche', un cliché flou d'un homme portant une sorte de casque ou de masque personnalisée avant l'assassinat d'un président d'une compagnie. Un homme parmi une longue liste de noms rayés, de personne que le tireur connaissait personnellement.

Kristopher détourna son regard pour observer le ciel un instant. Nuageux. Mais un brin de lumière de lune traversait une ouverture dans ces nuages. Le suivant du regard, le rayon de lumière lunaire se terminait sur le lieu de son enfance. Son ancienne demeure. Regardant a travers la lunette de son fusil de précision longue portée, il vit qu'elle était bien en piteux état. Ayant récemment décidé de vouloir affronter son passé, il y a de cela quelques jours, il avait décidé de partir ce soir pour aller voir. Rangeant le fusil sur son dos, il sauta du toit et dans sa chute libre, activa un gadget sur son poignet qui tira un grappin sur le rebord du toit duquel il avait sauté. Le grappin s'accrocha et lentement, sa chute ralentit avant d'atterrir sur la rue calmement avant de désactiver le grappin qui revint dans son gantelet mécanique.

Marchant dans les rues vides et calmes, Kristopher se mit à se souvenir des moments passés ici, dans ce coin de la ville. Quand il le pouvait, il allait souvent ville avec son père, et selon ses dires, sa mère voulait souvent s'acheter des glaces, sucrerie qu'elle adorait. Peut-être que son amour des sucreries venait d'elle. Il quitta les rues après un moment de marche et se trouvait devant un portail en fer défoncer et rouillée par le temps. Il continua sa route sur une route qui avait été anciennement dallée, maintenant couvertes de mauvaises herbes.

Enfin, il arriva devant sa demeure... De beaux souvenirs vinrent dans son esprit. Des mauvais aussi. La neige tomba un peu plus et son regard se porta de nouveau vers le ciel, fermant les yeux cette fois-ci. Un vent balaya de nouveau ses cheveux blancs. Au cours des années, il avait oublié une grande partie de son passé. Il n'en subsistait que de vagues souvenirs d'époques heureuses et de mauvais moment. Il se souvint clairement pourtant de deux tombes... Les visiter aurait peut-être un effet salvateur sur lui. Il n'en savait rien. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il devait le faire seul.

Il n'avait rien révélé de son projet à ses rares proches, ni même a Emilia. L'homme sut qu'il devait faire ce qu'il devait faire tout seul. Dans la vie, on doit parfois s'occuper de certaines choses en solitaire.

Mais une douleur a l'épaule brisa son fil de pensées. Un coup de feu avait été tiré et instantanément, il porta sa main vers son épaule et son visage se recouvrit du casque lui laissant une partie de son visage ouvert, son œil rouge et noir s'activant. La balle avait été stoppée par son armure, heureusement, et il porta rapidement son regard vers l'origine de la balle. Une des fenêtres du manoir avait été brisée. Et comme des fantômes, des personnes en armures noires apparurent sur le toit de la demeure abandonnée. Chacune portant une arme a feu sur eux, mais tenant dans leurs mains des bâtons électrifiées.

La main de Kristopher se débarrassa du manteau noir qu'il avait pour révéler une armure de combat mobile et légère, solide, mais qui faisait peu résistance aux fusils de précision. Heureusement que le tireur n'avait eu qu'un fusil d'assaut semi-automatique.

La porte principale de la demeure s'ouvrit pour dévoiler le sourire vilain du vieillard qui l'avait tant tourmenté, portant un élégant manteau, se déplaçant avec une canne, accompagné de deux hommes lourdement équipés. Il avait l'air bien fatigué, mais ravit de voir son sujet.

Kristopher plongea son regard dans les yeux verdâtres du vieillard. Un long moment de silence, auquel les deux se livraient a un duel de regard. La tension était palpable dans l’air et avait monter de plusieurs crans. Le vieillard continuait de sourire, Kristopher continuait de ne pas sourire. Mais ses muscles étaient tendus. Les hommes d’Hannibal se tenaient prêts, eux aussi.

Et sans un mot, le vieillard leva sa main, donnant le signal pour agir.

Les hommes sur le toit sautèrent pour ensuite atterrir au sol en faisant un rouler-bouler avant de foncer vers Kristopher, qui fonça vers eux aussi. Les plus proches, deux d'entre eux, tentèrent de donner un coup, mais Kristopher prit comme appui un morceau de pierre pour sauter par-dessus l'un des soldats pour atterrir sur l'autre, le plaquant au sol. Un coup-de-poing suffisamment fort pour l'assommer et il roula de coté, évitant le coup d'un des adversaires avant de se relever pour attraper au dernier moment un bras tenant une matraque électrique qui allait s'abattre sur lui. Un coup de coude sur son avant-bras pour le faire relâcher, un coup de pied pour le faire reculer et l'autre main libre de Kristopher attrapant la matraque pour combattre.

Un coup par-ci, esquive par-là, désarmement ici. Son temps de réaction était plus grand et voyait donc le monde au ralenti quand ils essayaient de faire une action. C'était une façon de parler, bien évidemment, mais il pouvait deviner donc plus aisément d’où ils peuvent frapper. Mais hélas, le nombre d'hommes était bien trop grand. Bientôt, il se mit à recevoir plusieurs coups de matraque électrique sur lui. Au début, il résista, mais au fil du temps, il devenait plus faible, plus fatigué.

Haletant, Kristopher était entourer des hommes qui se tenaient a une certaine distance, ne le laissant pas le choix, mais de se rendre. Hannibal eut un ricanement mauvais et s'approcha du mercenaire avec sa canne.

-Cela fait bien longtemps, Moreau... Ou sujet 42 ? Ma foi, je ne vais que vous appelez comme ca. 42. Venez avec moi, voulez-vous ?

Deux hommes empoignèrent Kristopher par les épaules et le tirèrent dans le manoir sans grandes douceurs. Tout ce qui avait été précieux... Était encore là. L'intérieur était poussiéreux, mais rien ne manquait, tout restait comme c'était avant. Il n'eut pas le temps de s'interroger beaucoup plus qu'ils sortirent par l'arrière. Ils traînèrent le mercenaire avec eux rapidement et enfin, après une dizaine de minutes, ils arrivèrent devant la tombe de ses parents. Malgré la mauvaise herbe recouverte de neige aux alentours, ils étaient en parfait état, bien polis.

Les hommes s'arrêtèrent et relâchèrent le mercenaire. Le vieillard resta silencieux tandis que Kristopher se mit à genou, regardant les noms inscrits sur les tombes.

Hannibal finit par dire :

-Ils te rappellent quelque chose, n'est-ce pas ? La définition du bonheur pour l'un, mais du malheur pour l'autre... C'est quelque chose que tout humain possède. La capacité de ressentir. D'aimer. De haïr. D'espérer. Tu sais, tu avais été l'espoir de mon projet Mask. Tu aurais pu faire le parfait soldat, si tu avais cessé de ressentir toutes ces émotions. Si tu m'avais obéi. Mais je ne pouvais pas tout avoir, hein ? Tu t'adaptais merveilleusement bien aux implants, mais ton esprit restait d'acier... Ma foi. Tu n'es, qu'en fin de compte, qu'un magnifique échec, après tant d'effort. J'ai toujours été quelqu'un de respectueux, tu le savais ? Je vais t'en faire un exemple.

Le bruit d'une arme chargée se fit entendre et il sentit le canon d'une arme se placer derrière son crâne.

-Tuez-le... Et brûlez le reste du manoir, au passage.

Mais avant qu'Hannibal ne put partir en compagnie de ses deux gardes, celui qui avait le canon pointée sur le crane du mercenaire tomba au sol quand un coup de feu retentit, et d'autres coups de feu s'ensuivirent. Mais parmi ce chaos, parmi les balles qui revolaient, parmi les cris d'agonies et des hurlements d'Hannibal, il resta la a contempler silencieusement la tombe de ses parents.

Quand il revint dans la réalité, tout avait fini. Aucun bruit, hormis la respiration d'Emilia a ses côtés. Il ne dit rien. Elle ne dit rien aussi, pendant un moment.

-Heureusement qu'un simple rien peut me réveiller dans mon sommeil, hein ? Voilà pourquoi je n'aime pas quand tu bouges trop.

Aucun rire ne vint de Kristopher qui riait habituellement aux plaisanteries d'Emilia. Il entendait d'autres coups de feus atténués par des silencieux. Tout ce que le mercenaire fit, c'était de sortir une rose de l'intérieur de son armure pour le placer entre les tombes et, sans un mot, il se leva et partit des lieux en silence en compagnie d'Emilia et des amis de Kristopher qu'elle avait appelés.

Quelques jours plus tard, il revint dans la demeure pour parler une dernière fois au domestique. Pour tout lui raconter. Et lui avait donné au passage une énorme somme d'argent qu'il avait économisé dans le but de le lui donner pour le remercier de toutes ces années et de lui permettre de vivre confortablement. Mais il ne voulut pas quitter la demeure, alors il décida de vivre ici, dans la demeure des parents du mercenaire. Et malgré les supplications du vieux domestique, Kristopher ne voulut pas retourner à la vie normale. Il avait une petite amie qu’il aimait profondément et un endroit où vivre.

Le domestique ne tenta plus de le recontacter et avait engager de nouveau des personnes pour rendre la demeure splendide comme avant, ayant engagé aussi des domestiques pour qu'on s'occupe de lui. Il avait révélé à Kristopher avant qu'il ne parte que les premiers mois de sa disparition, il avait été recherché avant que la police n'abandonne le dossier vu le peu d'indices qui restait quant à sa localisation. Clyde avait quant à lui rien à voir concernant sa disparition, se sentant cependant énormément coupable de ce qui s'était passé. Il ne sait toujours rien de son ami.

Le temps passait et Kristopher vivait toujours en compagnies de son amour. Étant contrebandière de renom dans le milieu criminel et participant dans le marché noir, elle avait entendu dire maintes choses sur le V. 4, mais les détails étaient souvent flous.


Equipement + Adjonctions

- Réactivité
- Agilité
- Module de cicatrisation
- Module de défense
- Lames extensibles

Armement: Fusil de précision longue portée utilisant des munitions perforantes, équipée d'une lunette ajustable de vision infrarouge et nocturne, d'un bipied et d'un silencieux qu'il peut mettre s'il le souhaite. Son arme secondaire est un petit pistolet qui peut tirer un coup, une rafale de trois coups ou peut même tirer de manière automatique, bien que l'arme aura tendance a chauffer rapidement et perdre des munitions tout aussi rapidement. Il possède aussi un couteau en cas d'urgence.

Équipement: Tenue de combat en noire intermédiaire avec une bonne résistance mais faible contre les fusils de précisions et aux puissantes armes a feu. Légère et solide.

Moyens financiers: Plutôt moyen pour un mercenaire, partageant un appartement de luxe avec sa copine, payant une moitié du loyer avec elle.

Autres détails

-Il teint parfois ses cheveux en noir quand il le veut.
- Son œil artificiel peut revenir a la couleur grise quand il le veut
- Quand il ment, il se gratte la paume d'une main
- Il aime le thé chaud avec trois sucres
- Il voue une certaine affection envers les cochons miniatures.
- Quand il boit trop, il chante
- Il aurait aimer être acteur avant
- Il adorerait piloter un mécha
- Quand on le surprend, il peut parfois crier comme une fille. Et vous gifler ensuite.
- Il aime jouer aux jeux vidéos
- Va souvent au gym

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Dernière édition par Kristopher Moreau le Jeu 30 Mar - 5:03, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: I am the captain of my soul KRISTOPHER (100 %)   Mar 28 Mar - 4:57

J'essaierais posterais les restes de ma fiche le lendemain, sachant qu'elle est déjà fini depuis un moment, pour simplement vous avertir en avance o/


Dernière édition par Kristopher Moreau le Mer 29 Mar - 4:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I am the captain of my soul KRISTOPHER (100 %)   Mar 28 Mar - 11:45

Bonjour et bienvenue sur le forum Kristopher Moreau,

C'est entendu, nous attendons ton feu vert. Pour ce que j'ai pu contrôler jusqu'à présent, la fiche est complète et peut être un peu trop détaillé (mais ce n'est pas un reproche). Cependant, ton personnage a le droit de se soustraire à la guerre qui oppose les 2 factions, mais puis je te demander ce que sait ton personnage vis à vis de l'UPUHA et de la fédération et pourquoi a t'il fait le choix de ne rejoindre aucune d'elles ? De plus, sait il quelque chose à propos de V-4 qui est tant recherchée ?

Nous restons à ta disposition pour toutes demandes de ta part pour te guider jusqu'à ta validation et durant toutes tes aventures parmi nous.
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MessageSujet: Re: I am the captain of my soul KRISTOPHER (100 %)   Mer 29 Mar - 4:40

Bonjour !

Premièrement, il sait que les deux camps veulent étendre leurs dominations sur le monde, les États-Unis voulant le contrôle des communications et l'autre qui ne veut que prôner la paix. Hors, pour lui, il pense qu'on ne peut prôner la paix par la guerre et que de toute façon, sans la guerre, la paix ne pourrait exister. Il ne veut pas les rejoindre car il n'a jamais été porter de défendre 'patriotiquements' l'un ou l'autre, mais pourrait éventuellement rejoindre l'un ou l'autre s'il en est vraiment obligé.

Concernant la V.4, il ne sait rien de concret la dessus pour l'instant, mais cela pourrait se développer en RP.
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MessageSujet: Re: I am the captain of my soul KRISTOPHER (100 %)   Jeu 30 Mar - 5:04

J'ai enfin terminé ma fiche !

Étant fatigué, je suis désolé de toute les erreurs qui pourraient vous bruler les yeux, y'en a certains qui ont surement passés en dessous de mon radar !
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MessageSujet: Re: I am the captain of my soul KRISTOPHER (100 %)   Jeu 30 Mar - 10:50


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MessageSujet: Re: I am the captain of my soul KRISTOPHER (100 %)   

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